Paternité - Interculturalité - Précarité Interconnexion de ces concepts en CHRS
Dans une société où les modes d’échanges entre les personnes et entre les groupes sont en profonde évolution, la relation et l’éducation familiale sont devenues davantage une création qu’une répétition de modèles existants. Dans notre société d’aujourd’hui, il est bien difficile d’être parent. Plus encore pour les personnes démunies matériellement, psychologiquement, moralement, en raison du chômage ou de toute forme de cassures souvent affectives, sociales, culturelles, cette difficulté peut se traduire dans la réalité des faits et des situations par la perte du lien parental et par là, celle d’une véritable identité de père et de mère. Pour les personnes ayant dû quitter leur racine, leur pays, leur culture, la détresse de se détourner de leurs coutumes et la difficulté à intégrer les valeurs du pays d’accueil sont facilement visibles. Difficile pour les parents d’être un exemple lorsque tout ou presque entrave à l’intégration. Il n’est pas rare de voir des pères et mères s’enliser dans des situations précaires irréversibles. En se faisant manipuler par le phénomène de massification de nos sociétés contemporaines, ils perdent leur identité. Les familles issues de l’immigration doivent se battre afin d’acquérir des droits. Le parcours du combattant lié à la régularisation des statuts est long et difficile. Pendant ce temps, les parents et en particulier le père doivent permettre à leurs enfants de s’intégrer et de vivre. Malgré la précarité rencontrée ces hommes et femmes doivent continuer à lutter. Nombres d’entre eux perdent le courage et abandonnent leur rôle de père et mère. Selon GODIN, 1999, « dans toutes les cultures, le père ou celui qui en fait office (l’oncle, le frère aîné, le beau-père…) est celui qui opère la séparation d’avec la sphère maternelle : il est le tiers permettant à l’enfant, au cours d’un cheminement initiatique plus ou moins visible, d’exister par lui-même. »[1]. Mais quand le père, lui-même n’existe pas aux yeux de la société où il vit, comment peut-il permettre à son enfant de trouver le chemin de l’existence, d’opérer la séparation-identification permettant à l’enfant d’exister lui-même ? Á mon sens, le non exercice de la paternité est un manque essentiel et existentiel favorisant l’exclusion. Permettre aux pères démunis, déracinés ou en souffrance personnelle et sociale de parler sa paternité, c’est reproposer un regard sur la fonction paternelle, c’est écouter les difficultés vécues, c’est rechercher toutes actions permettant de nouvelles relations.
Beaucoup d’études très intéressantes sont menées sur l’évolution historique et juridique de l’image sociale du père de famille, avec en parallèle les domaines psychologiques, sociologiques et philosophiques. Les pères sont de par leur « parole », la source de toute réflexion, de nouvelle création. Aussi, l’idée de ce travail de fin d’étude est de donner la parole à plusieurs pères « sans « pays », sans racines ; de les reconnaître en tant qu’être mais aussi en tant que « père ». L’attention portée à leurs dires permet d’entendre à nouveau, de reformuler, de retrouver des repères dans la relation familiale et dans les liens culturels. ~Comment ces pères précarisés « sans pays » jouissent-ils de leur fonction de père ? Le manque d’identité culturel a-t-il un impact important sur la fonction, paternelle ?
L’éducateur a-t-il un rôle particulier à jouer ?
Le décodage de la communication au travers d'activités
Le Conseil de Coopération
Dans ce travail, Docoche Stéphanie, éducatrice spécialisée, nous décrit comment dans une institution, elle a mis en place une assemblée visant à réguler les conflits, réduire la violence mais aussi amener des jeunes filles à gérer leur vie de manière autonome et démocratique.
Martin Luther King commence un de ces discours par « j’ai fait un rêve… ».
Nous tous, bâtissons, un jour l’espoir d’apporter à l’humanité des jours meilleurs.
Mais le travailleur social engagé sur le terrain de l’action expérimente le fossé, pour ne pas dire le principe, qu’il y a du rêve bâti à sa confrontation à la réalité.
La communication non violente, la méthode sans perdant, enseignée dans les cours de ma formation d’éducateur spécialisé pouvaient me sembler une joyeuse utopie jusqu'au jour où je les ai vues pratiquées sur le terrain et où j’ai décidé de m’y investir.
De janvier à mars 2006, j’ai effectué un stage à l’ERPD Ernest Couteaux à Lille.
C’est là que j’ai découvert un dortoir où se pratiquait la méthode du Conseil de coopération.
Les jeunes garçons et filles de 6 à 8 ans accueillis présentaient entre autres des problèmes de carences affectives et de problèmes de comportements « difficiles » (agressivité, mutisme, refus de l’autorité, précarité sociale…).
J’avais été surprise par les modifications de comportements et les résultats de régulation sur la vie du groupe.
Renseignements pris, l’éducateur responsable du dortoir appliquait les principes définis par Fernand Oury et Aïda Vasquez[1].
Ce procédé au premier abord utopique m’a démontré tout au fil du stage son efficacité.
Je m’en retrouvais séduite, enthousiasmée.
J’ai voulu à mon tour devenir la porteuse de cette méthode afin d’en faire bénéficier les populations que je rencontrerais au fil de mon devenir professionnel.
Mais la démarche était-elle applicable à tout public ?
J’ai voulu faire fort en m’orientant vers une population différente, sortant du cadre purement scolaire où il était appliqué dans sa genèse[2].
Mon choix s’arrêta sur une maison d’enfant à caractère social accueillant des jeunes filles de 16 à 21 ans.
Après les premières démarches de candidature, une soirée d’essai,… j’obtiens l’autorisation d’effectuer mon stage de troisième année sur ce terrain dont j’allais me demander bientôt s’il n’était pas un champs de bataille opposant pêle-mêle, filles agressives à équipe éducative démontée dans tous les sens du terme.
Je me rappellerai toujours que le premier jour de mon stage, en guise de présentation du public, la chef de service me lance l’avertissement : « Ne tourne jamais le dos aux filles ! ».
Quelques heures plus tard, je fus témoin d’une altercation opposant jeunes puis éducateurs à coups d’extincteurs et de … .
L’incident nécessite l’intervention des forces de l’ordre, qui éprouvèrent à leurs tours les pires difficultés à prendre le contrôle de la situation.
Grosse remise en question…
Le Conseil de coopération parviendrait-il à prendre racine sur ce terreau au contenu volcanique ?
Nous allons voir que oui.
Revenons à un style, plus conceptuel.
Définissons tout d’abord la problématique.
Dans le cadre de ce travail de fin d’études, j’ai voulu démontrer qu’il est possible d’améliorer l’écoute, la communication et les relations au sein de l’institution accueillant des jeunes adultes en difficulté sociale.
Durant cette recherche, j’ai essayé de répondre à la question suivante :
« Comment grâce au Conseil, il est possible de restaurer une communication et une relation saine, harmonieuse entre des jeunes placées et l’équipe éducative ? »
Pour construire cette démonstration, il me semble indispensable de vous décrire l’origine du conseil et de son père spirituel Célestin Freinet.
Cette nouvelle pédagogie est basée sur le centrage des préoccupations de l’enfant, la démarche pédagogique active…, qui sont les piliers de cette technique.
Après la présentation de l’institution et le constat de la vie du foyer, nous verrons un nouvel outil de gestion, le Conseil, qui est une adaptation du Conseil de coopération de Freinet.
Ma théorie s’appuiera sur la méthode d’Aïda Vasquez et Fernand Oury qui se fixera sur la niche « socio-écologique » de mon terrain de stage.
Nous verrons ensuite l’analyse transactionnelle accompagnée de l’écoute active.
Ces deux outils d’analyse seront les lignes d’analyse de la pratique du Conseil au sein de l’institution.
[1] Fernand OURY et Aïda VASQUEZ, De la classe coopérative à la pédagogie institutionnelle, MASPERO, 1971
L’influence et le poids des médias dans le développement des adolescents en carence éducative et comment utiliser le média comme support éducatif et vecteur de socialisation
L’influence et le poids des médias dans le développement des adolescents en carence éducative et comment utiliser le média comme support éducatif et vecteur de socialisation
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Dans notre système social actuel, le monde des adolescents tient une place significative car ils sont nos adultes de demain. La citation de Marc Doré, extraite de Le raton laveur, « Par définition, l'adolescent c'est l'être bouleversé, déboussolé par excellence », indique clairement que cette période de la vie est composée d’incertitudes, de questionnements, de recherches de figures d’identification.
Ceux dont la charge nous est confiée au sein du foyer Denis Cordonnier présentent des carences dans les diverses structures mentales, au vu du manque de stimulations antérieures apportées pendant l’enfance. C’est par la connaissance des conséquences de cette carence sur le développement de l’adolescent que l’éducateur peut prétendre aborder son public, avant de pouvoir installer une relation éducative solide et pertinente.
Mes interrogations personnelles ont émergé dès les premiers jours du stage, après avoir réalisé tout ce qu’un téléphone portable représente pour eux. C’est tout comme une partie d’eux. Ils ne peuvent s’en séparer à aucun prix, car ils font tout avec, du réveil à l’appareil photo, en passant par la vidéo et accessoirement téléphoner ou plutôt envoyer des textos.
« Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres ». Boris Cyrulnik, extrait de Les nourritures affectives. Cette citation est à interpréter : l’influence des autres peut être élargie à l’influence de l’environnement et de ses composantes. Lors du stage, le fait de poser un regard neuf sur l’établissement d’accueil m’a permis de soulever plusieurs questions :
La télévision tient aussi une place considérable dans le quotidien des jeunes, mais quelle consommation en font-ils ? Quel est le poids des médias dans le développement des adolescents ? Comment les usagers utilisent-ils les services et à quelles fins ? Les médias peuvent-ils constituer un danger ? Des films d’action au journal télévisé, en passant par les jeux vidéos, la tâche de l’éducateur consistera à cibler les effets positifs et négatifs d’une exposition à l’image de plus en plus soutenue, la télévision demeurant le premier outil audiovisuel utilisé par les adolescents d’aujourd’hui. Avec des mineurs de quinze à dix-huit ans, le devoir de protection appartient à l’éducateur, il doit être en mesure de cibler les facteurs qu’il juge obstacles à une évolution globale positive. Cependant la loi du 2 janvier 2002*, rénovant le secteur de l’action sociale, précise que les établissements d’accueil se doivent de centrer leurs actions sur l’usager et de promouvoir ses droits. Il en va de la responsabilité de l’éducateur de déterminer si la télévision et l’ensemble des médias posent problème dans la pratique.
Les processus de reconnaissance et d’identification à des figures fictives peuvent induire une déconnexion avec la réalité, pour les jeunes les plus fragilisés et influençables. L’hypothèse de l’intervention éducative en tant qu’éducateur stagiaire peut être traduite comme telle : L’utilisation du média comme support éducatif est-elle pertinente par rapport au projet d’établissement ? Dans quelles mesures l’emploi de l’outil vidéo peut-il permettre de justifier un travail éducatif ? Quels seront alors les effets sur le développement de l’adolescent ?
La première partie du mémoire sera consacrée à une présentation de l’établissement d’accueil et de ses usagers. La problématique de la carence éducative sera ensuite mise en lien avec l’influence des médias, dans le but de définir des hypothèses d’intervention.
Puis dans une deuxième partie, je justifierai de l’utilisation de l’outil vidéo comme vecteur de développement personnel. L’évaluation critique de l’impact du projet sur les jeunes permettra d’apprécier si oui ou non, un caméscope peut représenter un support éducatif susceptible de faire évoluer positivement les adolescents, en leur permettant notamment de se détacher de l’image que les médias véhiculent d’eux, pour se recentrer sur l’image qu’ils veulent donner d’eux à travers les ateliers vidéo.
La relaxation et les techniques de visualisation positive permettent-elles d'améliorer le travail socio-éducatif auprès de personnes en difficultés sociales ?
La relaxation et les techniques de visualisation poisitive permettent-elles d'améliorer le travail socio-éducatif auprès de personnes en difficultés sociales ?
Dans une société où la réussite sociale et professionnelle constitue une norme, il n’est pas étonnant que l’on soit plongé dans une spirale de performance générant tension, stress et mal-être. Avez-vous remarqué comme la tension d'un seul muscle peut se propager à l'ensemble de notre système musculaire, et se répercuter sur notre état d'esprit ?
Il suffit de regarder ce que nous proposent les médias, tel que Internet, la presse, ou encore la télévision, pour voir qu’il est temps de réagir. Chaque jour, ils nous vendent des techniques diverses de relaxation pour revenir à un état d’équilibre, de détente et de bien-être. Il faut d’ailleurs être vigilent quant aux groupes sectaires qui nous proposent des méthodes « magiques mais coûteuses ».
Dans ma vie personnelle, je me suis tournée vers plusieurs méthodes. Du yoga en passant par la méditation ou encore par une série d’exercices de visualisation positive. Cela m’a tellement apporté au niveau physique et mental que j’ai commencé à le faire partager au sein de mon entourage. Chacun semblait y trouver un bénéfice.
A la suite de cette expérience, j’ai eu envie de partager les bienfaits des méthodes de relaxation dans le cadre de mon travail. Je me suis demandée pourquoi ne pas proposer ce type de support à des personnes qui d’elles-mêmes n’auraient peut être pas eu la possibilité d’essayer ?
J’ai alors postulé pour travailler auprès de personnes en difficultés sociales. De par leur parcours individuel problématique, ils sont en dehors de la normalité communément admise. Cela crée un fossé entre l’individu et le reste de la société que l’on nomme « l’exclusion sociale ». En manque de reconnaissance, et fragilisée par une succession d’échec, l’estime de soi de la majorité des personnes victimes d’exclusion est mise à mal.
Selon moi, dans ce type de situation, la relaxation, peut se révéler un support intéressant. D’autant plus que sur le terrain, le travail de l’équipe socio-éducative est principalement de remettre en ordre l’administratif et de gérer le quotidien, pour espérer amener les individus vers une autonomie, mais aussi à une réinsertion sociale. Les aspects bien-être, gestion des émotions, épanouissement personnel pourtant essentiel à la reconstruction de soi ne sont que trop peu valorisés.
Pour autant, dans le cadre d’un travail éducatif, la relaxation constitue-t-elle réellement un intérêt ? Ainsi, j’avais fait le choix d’étudier sous quels aspects la relaxation était un outil. Au fil de mes recherches et réflexions j’ai choisi d’élargir la relaxation aux méthodes d’auto-suggestion et d’étudier la problématique suivante :
« La relaxation et les méthodes de visualisation positive permettent-elles d’améliorer le travail socio-éducatif auprès de personnes en difficultés sociales ? »
Dans un premier temps, et d’un point de vue théorique, je vous propose donc de découvrir ce qui caractérise la plupart des personnes en difficultés sociales, c'est-à-dire l’exclusion sociale. Nous définirons ensuite l’estime de soi et enfin, nous décrirons ce que sont la relaxation et les méthodes de visualisation positive.
Dans un second temps, d’un point de vue pratique cette fois, nous observerons en quoi la relaxation et les techniques de visualisation positive améliorent le travail socio-éducatif auprès du public cible.
Contrat TFE 2007-2008
Contrat TFE à imprimer, signer et remettre chez Mr Maton pour le 21 septembre 2007 au plus tard.
Consignes TFE selon Mr Marc Bastaits
Documents pdf présentant les consignes et conseils pour la réalisation d'un TFE selon Monsieur Marc BASTAITS.
Vers un équilibre travail loisirs
Lorsque j’ai
entrepris mon travail de fin d’études, mon but était clairement défini. Je
voulais en effet parler des dérives productives dictées par les lois du marché
au sein des ESAT.
J’ai donc lu à cette occasion des
ouvrages qui traitaient de cet état de fait, notamment l’article paru dans la
revue « Combattre face au sida » qui explique formidablement ce
phénomène.
Mais au fur et à mesure de mes
investigations, de mes observations et des discussions avec les collègues, je
suis arrivé à un autre constat.
En effet, confronté aux
difficultés à maintenir ou à mettre en place des activités, j’ai compris en
quoi les dérives productives ont une incidence réelle sur le quotidien des
travailleurs et le travail de l’éducateur.
Ainsi, certaines de mes lectures
se confirmaient sur le terrain. Néanmoins, je voulais aborder cette
problématique d’un autre point de vue. En effet, au lieu de partir de la cause
de la dérive libérale des ESAT, j’ai voulu organiser mes recherches et mon
travail en partant sur la conséquence c’est - à - dire l’organisation des
loisirs.
Conseils pour la mise en oeuvre et le compte-rendu d'une recherche en pédagogie
Conseils pour la mise en oeuvre et le compte-rendu d'une recherche en pédagogie.
Diffusion interne.
Indications méthodologiques pour la construction d'un TFE
Indications méthodologiques pour la construction d'un TFE.
Diffusion interne.
Les fichiers .zip sont décompactables avec un logiciel comme WinZip,
les fichiers .tgz ou tar.gz sont plus spécifiquements orientés Linux (Gzip et Tar).